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Le CVO, un équipement exemplaire

Le centre de valorisation organique (CVO): un exemple de mutualisation réussie


CVO


Le centre de valorisation organique du Symevad (syndicat mixte d’élimination et de valorisation des déchets) a été inauguré ce vendredi 5 octobre à Vitry-en-Artois. Il traite les déchets verts de la Communauté de Communes Osartis-Marquion et des Communautés d’agglomération d’Hénin-Carvin et du Douaisis, soit 32 000 tonnes par an. Le coût d’exploitation est conforme à ce qui a été fixé par les élus : 35€ la tonne. Il emploie quatre personnes à temps plein.

Le CVO est un site fermé au public. Il est exploité par Valnor, filiale de Véolia, qui y traite les déchets verts collectés en porte à porte, ceux collectés en déchèterie, ainsi que ceux des artisans, des centres d’aide par le travail, des services Espaces verts des collectivités.


Inauguration CVO


Entré en service en mars, route de Quiéry, le CVO représente un investissement de 9 millions d’euros, partagés entre les intercommunalités adhérentes au Symevad. « La mutualisation a du bon », a résumé Pierre Georget, président de la Communauté de Communes Osartis-Marquion, maire de Vitry-en-Artois, lors du discours inaugural. « Exemplaire au niveau environnemental », le CVO traite les déchets verts (tontes, branchages) par fermentation accélérée. L’équipement a permis la réhabilitation d’une friche militaire (pistes d’aviation allemandes, la création d’une desserte pour les parcelles agricoles, l’amenée des réseaux sur le site qui fait face à la zone d’activités de l’Aérodrome).

Le CVO a pris soin de la gestion des eaux pluviales. Elle se fait par infiltration (noues enherbées) et celle des eaux usées par lagunage (lits filtrants plantés de roseaux). Le CVO est équipé de 80m2 de panneaux photovoltaïques produisant de l’électricité consommée sur place.

Le fonctionnement

« En onze semaines, on reproduit ce qui se produit dans votre jardin, en un an », résume Christophe Mézières, directeur du Symevad. Le syndicat mixte qui, en parallèle, agit pour le développement du compostage à domicile avec les guides-composteurs de l’association Cadosarcahc.

Sur le site, le déchet vert est mélangé (1/3 de branchages, 2/3 de tontes) et broyé, puis le mélange est placé dans des biodômes (tunnels ventilés), pendant trois semaines. C’est là que le processus de fermentation accéléré débute. La température monte jusqu’à 80 degrés, puis, quand elle redescend, le déchet est criblé, pour séparer le bois énergie (fraction ligneuse) du compost (fraction fine).

Une fois séché dans un hangar, le bois peut alimenter des chaufferies biomasse (un test est actuellement en cours à l’écoquartier du Raquet à Sin-le-Noble). Le CVO en produira 6 000 tonnes par an.

Le compost entre en phase de maturation pour huit semaines. Les tas, stockés à l’air libre, sont fréquemment retournés, puis le produit est analysé et vendu aux agriculteurs, dans un rayon de 20 kilomètres autour de Vitry-en-Artois, au prix d’environ 6€ la tonne. Le CVO en produira 11 000 tonnes par an. Le déchet, grâce à un tel équipement, devient une ressource à part entière.

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